Aller au contenu
← Retour aux projets en Ouganda

Ouganda · Cohorte 2026

Projet intégré de développement d’EcoCommunauté de COLEIN AID : pôle d’innovation climatique

District de Zombo, Nil occidental, Ouganda

Le projet en bref

Responsable du projet
Daniel Pikisa
Organisation
COLEIN AID
Lieu
District de Zombo, Nil occidental, Ouganda
Cohorte
Cohorte 2026

Systèmes interconnectés

  • Banque de semences écologiques
  • Agriculture régénératrice
  • Leadership des femmes

Description du projet

Un pôle d’innovation climatique se développe autour d’une banque de semences écologiques sur un terrain sécurisé pour le développement communautaire. Des pépinières d’espèces autochtones, l’agriculture régénératrice, les systèmes d’eau et l’entrepreneuriat féminin relient les savoirs traditionnels alur à la recherche et aux compétences pratiques.

Découvrez le contexte communautaire, les activités existantes et les projets de développement présentés par le projet.

Autres informations sur le projet
Autorité traditionnelle
Royaume d’Alur (Rwoth Ubimo - roi)
Écosystème principal
Forêt / Paysage agricole / Bassin versant
Objectifs d’adoption et de portée
Environ 3 000 agriculteurs dans environ 100 groupes ; 10 écoles et groupes d’apprentissage par démonstration ; étudiants de Muni University et d’instituts agricoles
Site
5 acres, sécurisés et délimités, propriété de COLEIN AID
Activités minières ou extractives
Aucune - projet sans activité minière
Formations suivies
Earth Awareness · Nursery Management · Food Forest Establishment · Agroforestry · Sustainable Agriculture · Tree Seed and Nursery Management

Contexte communautaire

COLEIN AID intervient à Oduk Cell, Zombo Town Council, dans la sous-région du Nil occidental en Ouganda, au sein du royaume d’Alur qui s’étend dans les districts de Zombo, Nebbi et Pakwach et jusque dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Le paysage associe hautes terres fertiles, plaines, rivières et vestiges de forêt naturelle, et les moyens de subsistance reposent très largement sur l’agriculture.

La population est principalement alur, un peuple de langue luo doté d’un système de gouvernance traditionnelle solide et préservé, dirigé par le Rwoth Ubimo et les chefs locaux. Le projet s’appuie sur ce système : ces dernières années, le royaume a mobilisé son autorité en faveur de la restauration environnementale, de la plantation d’arbres, de la conservation et de la préservation des savoirs écologiques indigènes.

Les pressions, connues dans toute la région, sont ici aiguës : déforestation, érosion des sols, évolution des pluies, pratiques agricoles non durables et demande croissante de ressources naturelles liée à la croissance démographique. Elles menacent simultanément la sécurité alimentaire, la biodiversité et les moyens de subsistance des ménages.

Les priorités exprimées sont l’agriculture durable, la restauration des écosystèmes, l’amélioration des moyens de subsistance, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la résilience climatique, les compétences et la préservation des savoirs indigènes et du patrimoine culturel. La communauté affirme régulièrement sa préférence pour un développement qu’elle dirige et qui crée de réelles perspectives économiques.

Retour aux sections ↑

Paysage écologique

Le projet se situe dans un paysage mêlant forêts, agriculture et bassins versants, soumis à des pressions mesurables de déforestation, dégradation des sols, manque d’eau, perte de biodiversité, inondations et surpâturage.

Le besoin central est la récupération des écosystèmes et la résilience climatique par la conservation, la multiplication et la réintroduction de plantes indigènes et de variétés cultivées résilientes au climat. L’intervention principale est une banque écologique de semences d’arbres indigènes et de cultures traditionnelles, au service de la restauration des forêts et terres agricoles dégradées. Elle s’accompagne de pratiques agroécologiques et régénératrices pour la santé des sols, de conservation de la biodiversité, de gestion durable des terres et de formations pratiques renforçant les capacités communautaires.

La région ne connaît aucune exploitation minière ou extraction de minerais ni contamination associée. Le projet concerne la dégradation et la restauration, et non la dépollution.

Retour aux sections ↑

Contexte économique régional

L’économie régionale repose sur l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la pêche et le commerce local. Les atouts naturels comprennent forêts, rivières et bassins versants, terres agricoles fertiles et habitats fauniques.

Dans un contexte de pression foncière et d’emplois non agricoles limités, le projet propose une alternative économique régénératrice : production de semences et de plants indigènes, agroforesterie, transformation à valeur ajoutée et entreprises vertes dirigées par des femmes. Les revenus proviennent ainsi de la restauration du paysage plutôt que de son épuisement.

Retour aux sections ↑

Principaux systèmes du projet

Le Climate Innovation Hub réunit des systèmes intégrés sur un terrain sécurisé de cinq acres, avec la banque écologique de semences comme point d’ancrage et principe d’organisation.

Banque écologique de semences

Cœur de conservation et de restauration du pôle, la banque conserve, multiplie et distribue des semences d’arbres indigènes et des variétés traditionnelles adaptées aux conditions agroécologiques locales et à l’évolution du climat. Elle comprend des unités de collecte et de transformation, des installations de séchage et de contrôle qualité, un stockage climatisé et un système numérique de documentation et de traçabilité.

Elle vise à préserver les ressources génétiques indigènes, permettre la multiplication communautaire des semences, approvisionner la restauration des écosystèmes et améliorer l’accès des agriculteurs à du matériel végétal résilient. Elle réduit ainsi la dépendance aux systèmes extérieurs tout en servant de ressource régionale d’apprentissage et de recherche.

Arboretum agroforestier

Collection vivante d’espèces d’arbres indigènes, servant à la fois de réservoir génétique, de source de semences pour la banque et de paysage pédagogique.

Pépinière d’arbres indigènes

Production d’espèces forestières, médicinales, fruitières et agroforestières pour la restauration des écosystèmes et l’adaptation climatique. La capacité de production dépendra de l’affectation définitive du terrain de cinq acres.

Centre de démonstration d’agriculture régénératrice et d’agroécologie

Démonstration pratique d’agriculture de conservation, rotation et association de cultures, lutte intégrée contre les ravageurs, gestion biologique de la fertilité, agroforesterie, cultures de couverture et régénération naturelle gérée par les agriculteurs.

Centre de compostage et de bioéconomie circulaire

Aires de compostage, unités de lombricompostage, production de biochar et de biofertilisants organiques transformant les déchets agricoles en amendements. La gestion organique des nutriments augmente la matière organique, la rétention d’eau et l’activité microbienne des sols, et réduit la dépendance aux engrais chimiques.

Irrigation solaire et récupération d’eau

Irrigation solaire alimentée par un forage et la récupération des pluies : collecte sur les toitures, réservoirs, mares, tranchées d’infiltration et baissières, pour répondre à la variabilité des précipitations et à l’allongement des périodes sèches.

Centre de compétences et d’incubation d’entreprises vertes dirigées par des femmes

Formation technique, incubation, mentorat, appui à la création de valeur, liens commerciaux et accès aux ressources productives pour les femmes et les jeunes entrepreneurs.

Centre d’apprentissage et d’innovation climatiques

Centre régional de formation pratique en adaptation climatique, agroécologie, agriculture régénératrice, agroforesterie, conservation de la biodiversité, énergies renouvelables, agriculture numérique et entrepreneuriat, et lieu de rencontre entre agriculteurs, chercheurs, pouvoirs locaux, société civile et établissements éducatifs.

Espace du patrimoine culturel et des traditions

Musée de plein air consacré à l’art, à l’artisanat et aux outils agricoles alur ; espace de préparation et de dégustation des aliments indigènes ; centre de récits et de documentation de l’histoire orale. Les savoirs écologiques indigènes y sont une ressource technique de la banque de semences, et non un simple décor.

À l’étude - entreprise de fibres de bananier

Le district de Zombo possède une importante production de bananes : les ménages cultivent généralement 50–100 plants, et les grandes exploitations beaucoup plus. Cela offre une matière première locale pour une entreprise circulaire à valeur ajoutée fondée sur la fibre de bananier. CFC a développé ce modèle ailleurs, reliant agriculture adaptée au climat, économie circulaire, autonomisation économique des femmes et moyens de subsistance durables.

COLEIN AID étudie avec les groupes de femmes une activité de fibres de bananier pour une éventuelle deuxième phase. Son développement dépend de leur consultation, d’équipements et d’une alimentation électrique adaptés, de formations et d’un marché viable.

Retour aux sections ↑

Trois piliers de la durabilité

Social

Le pôle sert de centre communautaire de formation et de connaissances où femmes, jeunes et petits exploitants acquièrent des compétences pratiques en agriculture adaptée au climat, conservation de la biodiversité, entrepreneuriat et gestion durable des ressources naturelles, renforçant les capacités d’adaptation, la sécurité alimentaire et la résilience des ménages.

L’autonomisation constitue le résultat social profond. En plaçant le leadership féminin au centre de la production de semences indigènes, des pépinières, de l’apiculture, des engrais organiques, de l’agrotransformation et des entreprises adaptées au climat, le projet élargit l’accès des femmes aux ressources productives, aux revenus, aux décisions et aux responsabilités officielles. Pour les jeunes, il crée une voie vers les compétences et l’emploi dans un district où ces possibilités sont rares.

Environnemental

Le projet restaure les paysages dégradés, conserve la biodiversité et établit une gestion des terres résiliente au climat. La banque écologique et l’arboretum conservent les arbres indigènes et les variétés traditionnelles, préservant les ressources génétiques adaptées localement pour les restaurations futures. La production et la distribution de semences et de plants indigènes de qualité soutiennent le reboisement, la restauration paysagère et la récupération des écosystèmes bien au-delà du site.

L’agriculture régénératrice et l’agroforesterie associent arbres indigènes, cultures vivrières et commerciales pour améliorer la fertilité, stocker le carbone, favoriser l’infiltration et réduire l’érosion. Les agriculteurs sont formés au compostage, au paillage, aux cultures de couverture, à la gestion intégrée de la fertilité et aux techniques adaptées au climat, restaurant la santé des sols tout en augmentant la productivité. La biodiversité est renforcée par la protection des plantes indigènes, la connexion des habitats et la restauration communautaire des forêts et terres agricoles dégradées.

Financier

La résilience économique repose sur une production agricole adaptée au climat, la restauration des écosystèmes et les entreprises vertes dirigées par des femmes. La banque, l’arboretum et l’incubateur soutiennent ensemble la production commerciale de semences indigènes, de plants de qualité et de matériel végétal résilient : des revenus directement générés par la restauration.

Formation, incubation, création de valeur et accès aux marchés permettent aux femmes et aux jeunes de créer des entreprises vertes viables, de diversifier les revenus familiaux et de réduire leur exposition aux chocs climatiques. Les entreprises communautaires et les coopératives conservent les bénéfices localement, créant des emplois, améliorant la stabilité financière des ménages et soutenant la pérennité du pôle.

Retour aux sections ↑

Rôle au sein de la plateforme nationale

Le Climate Innovation Hub et la banque écologique de semences constituent un centre stratégique d’action climatique, de restauration des écosystèmes et de développement durable dans le Nil occidental. Ils conservent la biodiversité indigène, produisent des plants pour le reboisement régional, renforcent les capacités nationales en agroécologie et agriculture adaptée au climat, et donnent aux jeunes des compétences professionnelles vertes et des perspectives entrepreneuriales.

Le pôle est conçu pour être reproductible : ses modules peuvent être transférés à d’autres districts et plateformes nationales.

Le projet s’aligne sur Uganda Vision 2040, le National Development Plan IV, la politique nationale sur le changement climatique, la stratégie ougandaise d’agroécologie et la stratégie et le plan d’action nationaux pour la biodiversité ; au niveau international, sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, l’Accord de Paris, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming–Montréal et les ODD 1, 2, 5, 6, 8, 12, 13 et 15.

Retour aux sections ↑

Synergies possibles avec d’autres projets

Le pôle est un centre collaboratif de restauration, d’agriculture régénératrice, d’apprentissage agroécologique et de développement des compétences. Ses partenariats avec programmes publics, instituts de recherche, ONG, établissements éducatifs et réseaux communautaires lui permettent de fournir des plants indigènes de qualité et des semences résilientes aux initiatives régionales de restauration, tout en servant de site de démonstration pratique.

Dans le portefeuille de CFC, la banque de semences est positionnée comme un pôle est-africain, source de matériel génétique indigène et d’expertise semencière pour les projets partenaires, en complément naturel des capacités existantes de CFC en banques de semences et pépinières.

Retour aux sections ↑

Besoins de collaboration

Le projet a besoin d’un financement catalyseur pour établir ses infrastructures essentielles : banque de semences, pépinière, espace de démonstration agroécologique et régénératrice, bâtiments de formation et d’administration, et irrigation solaire.

Le terrain est sécurisé : cinq acres détenus et délimités par COLEIN AID, offrant un site permanent d’apprentissage et de restauration. Le royaume d’Alur a exprimé son intérêt pour une attribution supplémentaire. COLEIN AID a délibérément fondé le projet initial sur les terres déjà détenues, considérant l’attribution royale comme une extension future et non une hypothèse de planification.

Au-delà du capital, le projet recherche des partenaires publics, scientifiques et éducatifs, le royaume d’Alur, des ONG de conservation et des partenaires internationaux capables d’apporter appui technique, échanges de connaissances, ressources pédagogiques, expertise semencière et possibilités de déploiement. Les relations existantes avec réseaux communautaires, groupes de jeunes, initiatives féminines et organisations environnementales soutiennent la mobilisation et l’adoption. Des investissements dans le transport, les outils numériques, les équipements et le mentorat renforceront la mise en œuvre.

Retour aux sections ↑

Direction communautaire et gouvernance

Responsable du projet
Daniel Pikisa, directeur exécutif de COLEIN AID
Organisations partenaires locales
Royaume d’Alur · Muni University · administration locale du district de Zombo
Groupes communautaires impliqués
Groupes d’agriculteurs, de femmes et de jeunes

La base de gouvernance est particulièrement solide. Le royaume d’Alur apporte légitimité traditionnelle et capacité de mobilisation ; Muni University, un partenariat technique et scientifique ; l’administration du district, l’assise administrative. Peu de projets réunissent ces trois atouts à ce stade.

Retour aux sections ↑
← Découvrir d’autres projets en OugandaContacter CFC au sujet de ce projet →